Chirurgie du cancer du sein : les anti-inflammatoires pourraient réduire le risque de métastases

Selon une

étude de l’Institut Whitehead, la chirurgie du cancer du sein, souvent curative, pourrait déclencher une réponse du système immunitaire qui permettrait la propagation de cellules cancéreuses dormantes à d’autres organes (des métastases). Mais la prise d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) au moment de la chirurgie pourrait lutter contre ce phénomène sans avoir d’impact sur la cicatrisation.

Cette étude conduite chez la souris est la première qui établit un lien de causalité entre la chirurgie et la rechute métastatique. “La chirurgie est essentielle au traitement de nombreuses tumeurs, dont le cancer du sein. Mais il existe des effets secondaires à la chirurgie, comme il en existe pour tous les traitements. Nous commençons à comprendre l’un de ces effets secondaires, et cela pourrait déboucher sur la mise en place d’un traitement l’accompagnant qui permettrait limiter ces effets secondaires” a déclaré Jordan Krall, principale auteur de l’étude. 

L’équipe a étudié la relation chirurgie-rechute métastatique en observant les cellules cancéreuses chez un modèle animal de souris. Ils ont effectué sur elles des chirurgies et ont remarqué que le nombre et la taille des tumeurs à distance augmentaient considérablement. Schématiquement, la chirurgie entraînerait une action anti-inflammatoire systémique (à tout l’organisme) qui supprimerait les actions des lymphocytes T qui jusqu’alors avaient réussi à maintenir les cellules cancéreuses distantes sous contrôle.Pour savoir s’il était possible d’éviter ce mécanisme, les chercheurs ont émis l’hypothèse qu’un AINS pourrait bloquer l’action anti-inflammatoire systémique sans avoir d’impact sur la cicatrisation. Lorsque les souris ont reçu un AINS (du meloxicam) au moment de la chirurgie ou juste après, les tumeurs étaient plus petites ou inexistantes. La cicatrisation n’a pas été impactée.Les auteurs ne veulent absolument pas remettre en question la chirurgie qui reste le premier traitement permettant la guérison de nombreux cancers, mais plaident en faveur d’un traitement à base d’AINS l’accompagnant. Une

étude rétrospective belge de 2010 conduite sur plus de 300 femmes avait déjà suggéré un tel effet. De plus amples recherches devront cependant confirmer cette hypothèse. L’AINS utilisé dans cette étude figure déjà parmi ceux qui sont généralement donnés pour gérer les douleurs post-opératoires.

Dr Jart+ inaugure son tout premier pop-up store français au coeur de Paris

Les soins coréens de Dr Jart+, dont les beauty addicts raffolent, seront à l’honneur dans le premier pop-up store français de la marque. Situé au numéro 7 de la rueBachaumont (Paris 2e), cet écrin éphémère ouvrira ses portes du 14 au 20 mai prochains.

Un design innovant et ludique, des couleurs pop, et de multiples bénéfices pour la peau : les masques de la marque coréenne Dr Jart+, vendus en exclusivité chez Sephora et sur sephora.fr dans l’Hexagone, sont à découvrir pour la première fois dans un pop-up store dédié, installé au coeur de la capitale.Du 14 au 20 mai prochains, Dr Jart+ ouvrira les portes d’une boutique éphémère dans laquelle les beauty addicts pourront découvrir toute son offre de soins, tester ses masques emblématiques, et s’adonner à plusieurs ateliers et animations ludiques.Plus en détails, les masques Shake & Shot, nouveaux essentiels beauté de Dr Jart+, seront au coeur de cet espace éphémère aux couleurs vitaminées. Présentés sous la forme de shakers, ces cosmétiques, qui se préparent comme des cocktails pour hydrater, protéger, et raffermir la peau, seront à découvrir pendant une semaine. Les visiteurs pourront également apprécier les autres masques de la griffe, dont les Rubber Masks et les Dermasks.Il sera non seulement possible de tester gratuitement les produits de la marque, au premier étage du pop-up store et sur rendez-vous via la page Facebook Dr Jart+ France, mais en plus chacun pourra commander ses produits favoris grâce à des bornes connectées à 

www.sephora.fr.(Pop-up store Dr Jart+ / Du 14 au 20 mai 2018 / 7, rue Bachaumont – 75002 Paris).(AFP/Relaxnews)Click Here: gws giants guernsey 2019

Première mondiale: un cancer du sein avancé guéri par immunothérapie

Une femme atteinte d’un cancer du sein à un stade avancé, contre lequel la chimiothérapie était impuissante, a été soignée par un traitement expérimental ayant fait triompher son système immunitaire, ont annoncé des chercheurs lundi.

Sommaire

  1. Stimuler les défenses immunitaires pour combattre le cancer
  2. Régression totale de la tumeur
  3. Une technique complexe

Bénéficiant d’une première mondiale, la patiente est considérée comme rétablie depuis deux ans, a indiqué l’équipe de chercheurs qui a travaillé sur son cas à l’Institut national du cancer à Bethesda et à l’université de Richmond (États-Unis).
Son état de santé était critique, avec un cancer métastasé qui avait atteint d’autres organes, dont le foie. L’étude publiée dans la revue Nature Medicine précise que la patiente avait 49 ans quand a commencé à être testée sur elle cette “nouvelle approche en immunothérapie“.Stimuler les défenses immunitaires pour combattre le cancerL’

immunothérapie, traitement qui stimule les défenses immunitaires, a déjà fait ses preuves chez certains patients dans les cancers du poumon, du col de l’utérus, du sang (leucémies), de la peau (mélanome) et de la prostate. Dans ceux des ovaires, des intestins et du sein, les découvertes restent à faire.La méthode décrite a consisté à prélever des lymphocytes (cellules du système immunitaire) sur la patiente, à les manipuler et à les réimplanter. Pris sur une tumeur, ils ont été triés pour voir lesquels reconnaissaient les cellules cancéreuses. Ils ont été “réactivés” pour s’attaquer à ces cellules. Et ont été accompagnés d’un “inhibiteur des points de contrôle de l’immunité“, pour débloquer la contre-attaque du système immunitaire.Régression totale de la tumeurLes chercheurs ont ainsi fabriqué une thérapie anticancéreuse “hautement personnalisée” qui a permis “une régression totale de la tumeur“, ont-ils expliqué.La réaction au traitement a été “sans précédent” dans un cas aussi grave, a commenté un autre chercheur en oncologie, Laszlo Radvanyi, de l’Institut ontarien de recherche sur le cancer à Toronto (Canada).”Nous sommes aujourd’hui à l’aube d’une vaste révolution, qui va nous faire enfin atteindre le but de cibler la pléthore des mutations qu’implique le cancer grâce à l’immunothérapie“, a-t-il écrit dans Nature Medicine.Une technique complexeCes travaux “constituent une avancée majeure dans la démonstration de faisabilité, en exposant comment la puissance du système immunitaire peut être exploitée pour s’attaquer aux cancers même les plus difficiles à traiter“, a estimé un professeur d’immunothérapie de l’Institut de recherche sur le cancer de Londres, Alan Melcher, cité par Science Media Centre.Mais “cette technique particulière est fortement spécialisée et complexe, ce qui signifie que pour beaucoup de gens elle ne sera pas adaptée“, a tempéré un oncologue de l’hôpital de Southampton, Peter Johnson.Click Here: collingwood magpies 2019 training guernsey

Violences gynécologiques : les recommandations du Haut conseil à l’égalité femmes-hommes pour y mettre fin

Le Haut conseil à l’égalité femmes –hommes (HCE) a publié vendredi 29 juin son rapport sur les actes sexistes pendant le suivi gynécologique et obstétrical. Il recense de nombreux témoignages de femmes humiliées et dresse une liste de 26 recommandations adressées aux pouvoirs publics.

Sommaire

  1. Violences sexuelles, actes non consentis, injures sexistes…
  2. Les recommandations du Haut conseil à l’égalité femmes-hommes
  3. Les réactions des gynécologues

Il y a presque un an (28 juillet 2017), la Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, demandait au Haut conseil à l’égalité femmes-hommes un rapport sur les violences gynécologiques et obstétricales. Cette requête avait été initiée après la publication sur les réseaux sociaux de plusieurs milliers de témoignages de femmes accompagnés du hashtag #PayeTonUtérus lancé sur Twitter en 2014 et la sortie des livres “Le livre noir de la gynécologie” et ”

Accouchement, les femmes méritent mieux”.Violences sexuelles, actes non consentis, injures sexistes…Dans son rapport, le HCE a identifié 6 types d’actes sexistes relatifs au suivi gynécologique et obstétrical, basés sur des témoignages recueillis sur les réseaux sociaux :

  • La non prise en compte de la gêne de la patiente, liée au caractère intime de la consultation ;
  • Les propos porteurs de jugements sur la sexualité, la tenue, le poids qui renvoient à des injonctions sexistes ;
  • Les injures sexistes ;
  • Les actes (intervention médicale, prescription, etc.) exercés sans recueillir le consentement ou sans respecter le choix ou la parole de la patiente ;
  • Les actes ou refus d’acte non justifiés médicalement ;
  • Les violences sexuelles : harcèlement sexuel, agression sexuelle et viol.

Face à ces propos glaçants, le Haut conseil à l’égalité femmes-hommes appelle à “une prise de conscience des pouvoirs publics pour reconnaître les actes sexistes durant le suivi gynécologique et obstétrical, les prévenir, faciliter les procédures de signalements et condamner les pratiques sanctionnées par la loi“. Pour ce faire, il a formulé 26 recommandations.Les recommandations du Haut conseil à l’égalité femmes-hommes
Le HCE propose notamment de mesurer la satisfaction des femmes sur leur suivi obstétrical et d’intégrer dans les soins pris en charge à 100% par l’Etat les soins psychologiques dispensés suite à un antécédent obstétrical traumatique.
Pour prévenir ces violences gynécologiques et obstétricales, le rapport recommande de définir des normes pour promouvoir un suivi gynécologique et obstétrical respectueux et adapté. Cela passe par un “renforcement des moyens financiers et humains dévolus à la santé, en particulier ceux consacrés aux maternités”, insiste le HCE.
Enfin, des recommandations visent à inciter les femmes à signaler les violences et actes sexistes durant leur suivi gynécologique et obstétrical via une plus grande information sur leurs droits, tout au long de leur vie. Comment ? En appliquant la loi qui rend obligatoire depuis 2001 l’éducation à la sexualité dans les écoles, collèges et lycées publics et privés, en élaborant un livret d’information sur la première consultation gynécologique ou encore en impliquant davantage les femmes dans le suivi de grossesse, l’accouchement et l’après-accouchement.Les réactions des gynécologuesDirectement concernés, les gynécologues ont vivement réagi à ce rapport. Interrogée par franceinfo, la secrétaire du Syndicat des gynécologues et obstétriciens de France  (Syngof), Dr Elisabeth Paganelli,  dénonce un  “gynéco-bashing” depuis deux-trois ans  et regrette que le rapport n’ait pas recensé les violences observées dans toutes les professions de santé. Pour elle, “le problème, en fait, c’est l’attirance entre médecins et patientes”. La gynécologue pense qu’il y aurait “peut-être moins de problèmes” s’il y avait “davantage de femmes dans la profession”. Des propos que réfute totalement le Dr Emmanuelle Piet, gynécologue et présidente du Collectif féministe contre le viol : “Mettre les violences sexuelles sur le dos de l’attirance, ça, c’est de la confusion des genres. Pour les gynécologues, c’est justement cet accès facile au sexe des femmes qui pousse à la vigilance“.Click Here: collingwood magpies 2019 training guernsey

Un petit pain brioché remboursé par la sécurité sociale

En octobre prochain, le groupe Nutrisens lancera en pharmacie un petit pain brioché dont le coût sera pris en charge par la sécurité sociale.

Sommaire

  1. Mieux accompagner les patients dénutris
  2. Vendu sur prescription médicale

Glucides complexes, minéraux, fibres… Le pain est un aliment bon pour la santé, qui ne doit pas être éliminé de son régime alimentaire, contrairement aux idées reçues sur sa consommation. Cela en fait-il un ingrédient tellement incontournable que la sécurité sociale doit prendre en charge son coût ? Le petit pain brioché, fabriqué dans le Doubs par le groupe Poulaillon et imaginé par Nutrisens et Cerelab, n’est en réalité par n’importe quelle spécialité.Mieux accompagner les patients dénutrisBaptisé G-Nutrition, c’est une aide médicale dont disposent déjà les établissements de santé pour accompagner les patients dénutris. Ce petit pain brioché contient 20,6g de protéines  pour cent grammes, et est ainsi prescrit aux personnes âgées qui présentent une fonte musculaire. Il est également riche en vitamines B et D, en calcium, en phosphore, en magnésium, en zinc, en fer et en sélénium. Sa conception est le fruit de cinq années de recherche. Vendu sur prescription médicaleSeule une prescription médicale permettra de l’acheter et de bénéficier du remboursement de la sécurité sociale. Ce petit pain brioché proposé en deux recettes, l’une nature et l’autre avec des pépites de chocolat, sera lancé en pharmacie dès octobre prochain, au prix de 12,48 euros la boîte de douze.Click Here: Rugby league Jerseys

Don du sang : les députés suppriment une discrimination touchant les donneurs homosexuels

Les députés ont voté mercredi en commission la fin d’une discrimination dans les dons du sang touchant les homosexuels, à l’occasion de l’examen d’une proposition de loi LR.

La proposition de loi prévoit aussi d'abaisser l’âge légal ouvrant droit au don du sang de 18 à 17 ans, âge fixé en commission pour s'aligner sur le droit européen.

La commission des Affaires sociales a adopté un amendement des socialistes, Hervé Saulignac en tête, alignant pour le don la durée d’abstinence des homosexuels sur celle s’appliquant aux hétérosexuels (quatre mois d’absence de relations avec plusieurs partenaires).”Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles“, stipule l’amendement adopté, similaire à un amendement LFI.Depuis juillet 2016, les hommes homosexuels peuvent théoriquement donner leur sang, geste qui leur était interdit depuis 1983 en raison des risques de transmission du sida. Mais cette possibilité est soumise à des conditions fixées par un arrêté du 5 avril 2016,

notamment l’abstinence d’un an, qui doit être déclarée lors d’un entretien préalable.”Cet amendement va dans le bon sens” et, s’il est adopté en séance, “va mettre un terme à une stigmatisation des hommes gay et bi“, s’est félicité auprès de l’AFP Joël Deumier, président de SOS Homophobie. “La loi doit retenir comme critère les comportements à risques et non des populations à risques“, a-t-il ajouté.La proposition de loi “visant à la consolidation du modèle français du don du sang“, portée par Damien Abad, prévoit aussi d’abaisser l’âge légal ouvrant droit au don du sang de 18 à 17 ans, âge fixé en commission pour s’aligner sur le droit européen.


Le texte entendait en outre inciter davantage les dons en entreprise par les salariés, rappeler dans la loi les principes de sécurité, d’éthique et de gratuité du don du sang, et encore permettre de pouvoir inscrire sur la carte d’identité les éléments sur le groupe sanguin de la personne.Mais la majorité a rejeté toutes ces autres mesures. La proposition de loi réduite à deux articles sera examinée dans l’hémicycle le 11 octobre.Deux autres propositions LR ont été rejetées par la même commission : l’une sur la création d’un répertoire des maladies rares ou orphelines, l’autre sur l’avenir de la santé.Click Here: NRL Telstra Premiership

Mcdonald's : De la matière fécale retrouvée sur les bornes de commande

Des traces de matière fécale ont été retrouvées sur les bornes tactiles de commandes présentes dans les restaurants McDonald’s. Ces bactéries peuvent causer de graves infections.

Les bornes à écran tactile permettant de commander son menu dans les restaurants McDonald’s ont été passées au crible par le

 

journal anglais

 Metro, en partenariat avec le département de microbiologie de l’Université métropolitaine de Londres. Et le résultat n’est pas fameux.
Dans les villes de Londres et Birmingham, huit restaurants ont été analysés par les chercheurs. Le verdict est sans appel : tous les écrans tactiles, sans exception, comportent des traces d’excrément. Le Dr Paul Matawele, en charge de l’étude, indique : “Nous étions tous surpris de la quantité de bactéries intestinales et fécales présentes sur les machines. Ces bactéries provoquent le type d’infections que les gens contractent dans les hôpitaux”Faut-il s’inquiéter ?Des traces de Staphylocoque ont également été retrouvées, ainsi que de la Listeria. Ces deux bactéries sont très contagieuses, et peuvent affecter les femmes enceintes. “Tout part du nez, les gens se touchent le nez avec les doigts et puis les posent sur les écrans et puis quelqu’un d’autre l’attrape. S’ils ont des coupures ouvertes sur leurs doigts, ça peut être dangereux. C’est très inquiétant car le Staphylocoque devient de plus en plus résistant aux antibiotiques”

Penser à se laver les mainsDe plus en plus d’écrans tactiles sont partagés dans les lieux publics. Ils se trouvent dans un centre commercial, un lieu touristique, ou un fast-food, comme ici. Si vous êtes accro au savon, sachez que se laver les mains toutes les heures pourrait ne servir à rien si vous utilisez ces écrans tactiles. “Quelqu’un peut faire très attention à sa propre hygiène tout au long de la journée, mais tout cela peut être défait en utilisant un appareil à écran tactile une fois”.
Le géant américain McDonald’s nettoie pourtant plusieurs fois par jour ses écrans avec un produit désinfectant, mais le Dr Matewele affirme que ce n’est pas suffisant pour exterminer toutes les bactéries.
Il faut vraiment penser à se laver les mains après utilisation des écrans tactiles, et surtout, après être allé aux toilettes. Alors certes, venez comme vous êtes, mais les mains propres.Click Here: cheap INTERNATIONAL jersey

14-18: des ouvriers coloniaux dans une poudrerie en Bretagne

D’où venaient ces travailleurs coloniaux ?
Au départ, les autorités pensaient accueillir des Annamites (Vietnamiens, NDLR). Mais une délibération de février 1916 indique que «l’emploi de main d’œuvre annamite ne donnait pas satisfaction», sans plus de précision. Ce sont donc des «Kabyles» qui sont finalement venus.

C’est-à-dire ?
Les sources documentaires parlent de «Kabyles», mais aussi d’«Arabes» et de «Tunisiens». En fait, ces termes ne correspondent pas à des catégories géographiques particulières. Car parmi ces hommes, on trouve aussi des Noirs. Mais là encore, les documents n’apportent pas de précisions. On sait que 400 coloniaux ont été embauchés à la poudrerie, qui comptait alors quelque 5600 ouvriers.

Quelle a été la réaction de la population à la venue de ces hommes ?
Apparemment, il n’y a pas eu trop de réactions hostiles. Dans les documents, on ne sent pas le racisme qu’on remarque à l’arsenal de Rennes sur lequel j’ai également travaillé. Là, le dossier était plus complexe : la ville était plus importante, il y avait aussi le problème des réfugiés. La situation était donc plus difficile à contrôler. Les femmes disaient : «Que les “sidis” aillent sur le front et qu’on nous ramène nos maris».

A Pont-de-Buis, on a isolé les travailleurs coloniaux. Il s’agissait d’éviter les contacts et les malentendus avec la population locale. Un isolement facilité par la présence d’un contingent de gendarmerie, renforcé en 1916.

Comment vivaient ces travailleurs ?
Leurs conditions d’existence étaient très difficiles et précaires. Ils vivaient dans des baraquements sans confort et peu chauffés, avec des hivers très rigoureux. De plus, ils étaient étroitement surveillés et devaient rester cantonnés quand ils ne travaillaient pas. Ils n’avaient le droit de sortir qu’une seule fois par semaine.

A partir des clichés de ses reporters, le journal «Excelsior» redessine des scènes impliquant des travailleurs coloniaux impliqués dans l’effort de guerre. Supplément à l’«Excelsior» du 17 septembre 1916. (Locus Solus)

Avaient-ils des problèmes de nourriture ?
De son côté, la population locale n’avait pas trop de difficulté à se nourrir car elle vivait en zone rurale, à l’inverse de ce qui se passait en ville. Il en allait apparemment de même pour les ouvriers coloniaux. Mais l’alimentation était peu adaptée à leur culture.

Ils ont fini par se mettre en grève…
Les rapports de surveillance de la poudrerie ont relevé plusieurs grèves, la première en 1917, jusqu’au départ de ces hommes en 1918. Des mouvements sur lesquels on a peu de précision. A priori, il n’y a pas eu de violences. Il faut dire qu’ils savaient qu’ils risquaient le peloton d’exécution.C’était d’abord une révolte contre les conditions de travail : les cadences à la poudrerie ne faisaient que s’accélérer pour répondre aux besoins du front. Pour des hommes venus de l’autre côté de la Méditerranée et qui devaient s’habituer au monde industriel, c’était un vrai choc culturel. Ils étaient aussi confrontés à la population ouvrière locale. Pour les autorités militaires, ces hommes n’étaient pas capables de travailler. Résultat : ils les voyaient parfois comme des «êtres inférieurs»

En faisant grève, ces travailleurs coloniaux rejetaient aussi l’autorité de gradés qui les considéraient avec mépris.

Pour autant, la répression semble avoir été relativement clémente…
On les a sanctionnés en les mettant au pain sec et à l’eau. Certains sont passés en conseil de guerre et ont été emprisonnés. Mais ils n’ont pas été jugés de la même façon que les militaires. Les fauteurs de troubles ont été envoyés à Marseille, port par lequel ils étaient arrivés. 

On ne se serait pas attendu à une telle attitude de la part des autorités en temps de guerre…
Il faut dire que celles-ci avaient besoin de cette main d’œuvre. Elles ne voulaient pas envenimer la situation au risque de la rendre incontrôlable.

Inauguration de la mosquée édifiée pour les musulmans employés à la poudrerie du Bouchet à Vers-le-Petit (aujourd’hui dans l’Essonne) le 12 juillet 1916. Le mufti El mokrani prêche devant les travailleurs tunisiens rassemblés. (Coll. La contemporaine)

On sait que craignant «l’éruption de troubles dans les colonies»le commandement français a pris «soin de ménager les particularités religieuses des soldats» coloniaux. Justement, votre livre évoque «une fête du ramadan le 25 juin 1917». 
Un article de presse raconte effectivement l’organisation de festivités avec la population locale au moment du ramadan. Les Bretons ont sorti des binious, et les coloniaux des tam-tams et des tambourins. Selon le journal, la fête a été un très grand succès. Mais ce genre d’initiative était très ponctuelle : il s’agissait de tenter de réguler et de contrôler les relations entre les populations française et coloniale. On ne sent pas une volonté officielle sur le long terme.

L’ouvrage «Poudre de guerre» (DR)

«Poudre de guerre. Pont-de-Buis 1914-21918. Histoire d’une usine d’armement»
Ouvrage collectif. Edition Locus-Solus (17 €).
L’aventure industrielle, sociale et humaine, en temps de guerre, d’une poudrerie installée dans une commune du Finistère.  

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Trump says US will cut oil production to secure global deal

President TrumpDonald John TrumpCalifornia governor praises Trump’s efforts to help state amid coronavirus crisis Trump threatens to withhold visas for countries that don’t quickly repatriate citizens Trump admin looks to cut farmworker pay to help industry during pandemic: report MORE said Friday the U.S. would reduce its oil production to move forward with a tentative deal limiting global output, part of an effort by the administration to address sinking prices affecting American oil producers.

An agreement outlined during a Thursday meeting of the Organization of the Petroleum Exporting Countries and other oil-producing nations known as OPEC+ would cut production by 10 million barrels a day, a 10 percent drop in oil production.

But that deal was stalled by Mexico, where President Andrés Manuel López Obrador has been hesitant to cut production levels following campaign promises to boost Mexico’s oil industry.

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“The United States will help Mexico along, and they’ll reimburse us sometime at a later date when they’re prepared to do so,” Trump said, recapping a conversation with López Obrador.

Trump said the U.S. would cut production levels by 250,000 to 300,000 in order to assist Mexico in meeting the parameters outlined by OPEC+, but he could not provide any details as to how Mexico would reimburse the U.S. for cutting production.

“There’s no real cost because you’re saving it for another day,” Trump added when pressed for more details.

How Trump will force the domestic oil production cut is also unclear.

U.S. antitrust law prohibits oil companies from coordinating their production, and there is no direct mechanism for the government to dictate production levels to private oil companies.

“U.S. production has already been cut because we’re a market driven economy and oil is very market driven. They’ve been cutting oil all over the place,” Trump said.

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The deal Trump is trying to shepherd across the finish line would stall a trade dispute between Saudi Arabia and Russia, with both counties increasing production as the coronavirus pushed demand for oil to drop by 30 percent.

Trump has had conversations with both leaders, including a call to Russian President Vladimir PutinVladimir Vladimirovich PutinOvernight Energy: Trump says US will cut oil production to secure global deal | Green groups press Biden on climate plans after Sanders exit | EPA looks to suspend hazardous waste cleanups during outbreak Trump says US will cut oil production to secure global deal Trump, Putin speak for second consecutive day MORE on Friday morning.

U.S. production has already fallen amid sinking oil prices.

The number of rigs used to drill new oil wells is down by more than 400 from the same time last year, with nearly half of that decline coming in the last month.

The U.S. Energy Information Administration, part of the Energy Department, predicts domestic oil production will drop by 500,000 barrels per day through the rest of the year, a figure that could decrease by 700,000 barrels per day into next year. The U.S. typically produces about 12 million barrels of oil each day.

The administration’s main method for alleviating oversupply issues has been an effort to fill the nation’s Strategic Petroleum Reserve with 77 million barrels of U.S. crude, but the $3 billion in funding needed to do so was not included in a stimulus package approved by Congress.

“For our part, the United States is taking action to open our Strategic Petroleum Reserve to store as much oil as possible. This will take surplus oil off the market at a time when commercial storage is filling up and the market is oversupplied,” Energy Secretary Dan Bouillette said Friday at a virtual meeting of the Group of 20 energy ministers, which is discussing a deal to reduce global oil production by an additional 5 million barrels per day. 

Trump said Friday that record low prices have had some benefits, with drivers able to fill tanks in some parts of the country at price points not seen in decades.

“So there’s some good,” he said. “The airlines are trying to come back; having low fuel costs is good for them.” 

Jordan calls for Oversight to stop conducting business via Zoom

Rep. Jim JordanJames (Jim) Daniel JordanHillicon Valley: Apple, Google launch virus tracing system | Republican says panel should no longer use Zoom | Lawmakers introduce bill to expand telehealth Jordan calls for Oversight to stop conducting business via Zoom Top conservatives pen letter to Trump with concerns on fourth coronavirus relief bill MORE (Ohio), the top Republican on the House Oversight and Reform Committee, called Friday for an end to using Zoom to conduct the panel’s business remotely due to potential security concerns.

Jordan wrote in a letter to Oversight Committee Chairwoman Carolyn MaloneyCarolyn Bosher MaloneyHillicon Valley: Apple, Google launch virus tracing system | Republican says panel should no longer use Zoom | Lawmakers introduce bill to expand telehealth Jordan calls for Oversight to stop conducting business via Zoom Top House Democrats ask inspectors general group for proposals to protect watchdogs MORE (D-N.Y.) that the Zoom video conferencing software, which has become popular for teleworking and virtual social gatherings during the coronavirus pandemic, did not appear to meet security standards needed to handle the panel’s functions.

Jordan claimed that a recent briefing on women’s rights in Afghanistan was repeatedly “Zoom-bombed,” a term for hackers or other uninvited individuals disrupting meetings on the platform. He said in the letter that “the impact of hacking on malware on member and staff devices is still being determined.”

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A House GOP aide told The Hill that “unauthorized callers from unknown entities tried no fewer than three times to infiltrate a meeting meant only for members of Congress and their staff, which resulted in significant interruption and delay.”

But a Democratic aide denied that there were any security disruptions for the committee either during the Afghanistan briefing or another Zoom meeting with the Postmaster General. The aide said that there had only been a miscommunication in which the moderator was not informed about some individuals who were invited to the Afghanistan briefing.

“Rep. Jordan’s office was consulted directly and repeatedly about using Zoom and never raised any concerns, so it’s unfortunate that he is now putting out inaccurate information in this public letter. Had his office consulted with us first, we could have clarified their misunderstandings and provided more information about the steps the committee has already taken to address any potential issues,” Maloney said in a statement.

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“The committee has used a number of technologies to help its members obtain information and share it with the American people during this crisis, and it will continue to do so to fulfill its responsibilities under the Constitution,” Maloney added.

A Monday readout from Maloney after the video briefing on Afghanistan said that “our committee will continue to leverage new and emerging technologies to follow social distancing guidelines and conduct our work remotely.”

Maloney didn’t immediately have a response to Jordan’s letter. A Monday readout from her after the video briefing made no mention of the interruptions or possible security issues with the Zoom platform, but said that “our committee will continue to leverage new and emerging technologies to follow social distancing guidelines and conduct our work remotely.”

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Jordan noted in his letter that the Senate sergeant-at-arms has warned Senate offices not to use Zoom for work calls over privacy and security concerns.

The FBI has also issued warnings against using Zoom for meetings due to the security issues and recommended that all meetings be set to private and not shared to social media.

“Given the concerns surrounding Zoom’s security, it is clear Zoom is not an appropriate platform for Committee business, which may be particularly sensitive during the COVID-19 pandemic. Please immediately suspend any current or future use of Zoom systems for official committee activities and take immediate steps to evaluate the Committee’s internal cybersecurity preparedness to prevent hackers from accessing sensitive committee information through the Zoom platform,” Jordan wrote.

When asked about the Senate sergeant-at-arms warning against Zoom use, a spokesperson for the videoconferencing company told The Hill on Thursday that it was “in communication with US Senate offices and focused on providing the information they need, including about our tailored Zoom for Government offering, which is hosted in a separate cloud and meets the particular specifications of FedRAMP security policies, to make informed decisions about their policies.”

The concerns about using Zoom come as lawmakers try to figure out ways to conduct congressional business while away from the Capitol during the coronavirus pandemic.

Members of both parties have called on House leaders to establish a remote voting system so that they can cast votes on legislation remotely, instead of passing bills by voice vote or unanimous consent. But if a single member objects to passing legislation by voice vote or unanimous consent, that may require forcing hundreds of lawmakers to travel to Washington and congregate in the Capitol. Congressional leaders have been trying to avoid bringing all members together as the country practices social distancing.

But Speaker Nancy PelosiNancy PelosiFauci expects ‘real degree of normality’ by November election 16 things to know about coronavirus for today Pelosi presses Mnuchin on 0B coronavirus ‘interim’ package MORE (D-Calif.) says it’s easier said than done to figure out a secure and reliable way for lawmakers to vote remotely.

“There are some technologies that you might think would be workable, but they might not be secure,” she told reporters on Thursday.

Yet Pelosi acknowledged, “I’ll be very frank with you: We don’t want anybody coming back at any time that might not be healthy for them.”

Some legislatures in other states and countries have created remote voting systems so that lawmakers can cast votes during the pandemic. In New Jersey, state legislators passed coronavirus relief legislation by conference call, while the Wisconsin state Senate has been preparing to use Skype for Business for any virtual sessions. And in Wales, members of the Welsh assembly used Zoom to meet virtually for its weekly plenary session.

Updated: 4:24 p.m.